Fusion des intercommunalités, un nouveau départ

Depuis le 1er janvier 2017, la Communauté de Communes du Vimeu Industriel (CCVI) et la Communauté de Communes du Vimeu Vert (CCVV) ont définitivement cessé d’exister.

La loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) a, en effet, contraint les intercommunalités à se regrouper afin de renforcer leur assise territoriale et permettre une meilleure efficience des politiques de proximité. C’est ainsi que la Communauté de communes du Vimeu (CCV) a vu officiellement le jour en ce début d’année.

Les deux “Vimeu” ne font dorénavant plus qu’un. Cette fusion s’est opérée naturellement pour ces deux territoires qui partagent bon nombre de points communs tout en conservant néanmoins leur identité propre.

La CCVI, comme la CCVV, auraient pu choisir de fusionner avec d’autres intercommunalités.

Cependant, les élus des deux Com de Com ont vite compris l’importance qu’ils avaient à se réunir afin de faire valoir leurs intérêts communs auprès des autres territoires et notamment de la nouvelle grande région des Hauts de France.

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FAIRE DE LA RURALITÉ UN ATOUT…

Forte de ses 24 000 habitants, la CCV dispose aujourd’hui d’un nouveau poids démographique. Certes ce dernier reste inférieur à celui de la Communauté d’agglomération de la Baie (Abbeville et Saint Valéry), mais la CCV peut se prévaloir d’autres atouts notamment l’équilibre subtil entre ruralité, développement économique et services à la population.

Une fusion imposée par la loi, mais assumée par les élus

Bien avant la validation de la fusion des deux territoires par l’État, les élus des deux “Vimeu” ont étudié les possibilités d’harmonisation entre leurs deux Com de Com. C’est ainsi que trois grandes orientations ont été retenues :

– Des services aux habitants maintenus ou renforcés.
– Pas de hausse de fiscalité.
– Une proximité conservée.

Ce travail a permis d’aboutir à une fusion sereine où l’intérêt collectif a su prendre le pas sur les intérêts particuliers.

Bien évidemment, le plus difficile reste à opérer. La fusion n’aura de réel intérêt pour les habitants que si elle permet, non seulement le maintien des services existants, mais aussi des économies d’échelles permettant à la nouvelle structure d’en faire plus avec moins.

En effet, les dotations de l’état diminuent depuis plusieurs années et les marges de manoeuvre des collectivités locales s’amenuisent. La mutualisation des moyens et des services jouera un rôle essentiel sur la capacité de l’Intercommunalité, mais également des communes, à maintenir leur investissement sur le long terme.

une gouvernance renouvelée et équilibrée

La fusion a également entrainé des modifications importantes au niveau de la représentation des communes au sein du Conseil Communautaire.

Ainsi 18 communes ont perdu au moins un délégué et 20 communes se retrouvent aujourd’hui avec un seul délégué. Les élus de la Com de Com ont souhaité que ces modifications, rendues obligatoires par la loi, aient un impact limité, notamment pour les petites communes qui ne disposent plus que d’un seul délégué.

C’est pourquoi des délégués suppléants ont été installés afin que chaque commune puisse être sûre d’être représentée lors des conseils communautaires. Preuve, s’il en fallait que le dialogue demeure au sein de la nouvelle CCV.

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